A partir du modèle géométrique, on peut interpréter la diversité des attributs dans l’unité de substance : non seulement l’ordre géométrique est compatible, mais aussi nécessaire à l’unité de substance. Il faut affronter dans l’Ethique le problème de l’affirmation d’une infinité de substances hétérogènes puisque les attributs ont une réalité …
Lire la suite >Auteur/autrice : DS
Ethique : L’infinitude dans la 1ère partie de l’Ethique
Deux choses sont manifestes si on compare l’accès discursif à l’infinitude dans le début de l’Ethique et dans la troisième méditation de Descartes. Premièrement, il n’est jamais question, dans l’Ethique, de la conscience de l’imperfection. Spinoza ne part jamais du désir de se parfaire. La théorie des idées vraies implique …
Lire la suite >Ethique : La notion de substance dans la 1ère partie de l’Ethique
Histoire du concept de substance Il faudra partir de l’identification de la substance et de la cause pour comprendre la construction logique de l’unité de la substance. On peut se demander pourquoi Spinoza a privilégié la notion traditionnelle de substance ? Pourquoi lui a-t-il fallu passer par la substance pour …
Lire la suite >Ethique : Remarques sur l’utilisation des concepts chez Spinoza
Spinoza fait un usage singulier des concepts cartésiens, scolastiques, aristotéliciens : substance, Dieu… On a l’impression que les concepts sont construits chez Spinoza, d’autant qu’il adopte la méthode géométrique qui implique une synthèse ou construction des concepts – ce qui implique aussi que chaque concept exhibe sa composition en se …
Lire la suite >Ethique et immanence : Elaboration de la notion de substance unique
Dans le Traité de la Réforme de l’Entendement, § 104 (ou §60 en GF), on avait déjà insisté sur le caractère continu de la déduction du vrai, pour montrer qu’il y a déjà là un fondement épistémologique – ce qui est insuffisant : il faut un fondement ontologique « car …
Lire la suite >Ethique : Le fondement de la certitude
Avant même d’élaborer l’Ethique, Spinoza était en présence d’un problème. Sa réflexion sur l’idée géométrique l’avait conduit à une réflexion plus radicale sur la réalité de l’idée. C’est en fonction de la réalité de l’idée que se pose le problème de la jouissance intellectuelle, selon les mots du Court Traité. …
Lire la suite >Ethique : Critique de l’abstraction
Lorsqu’on demande à Spinoza : « Comment savez-vous que vous avez l’idée vraie de Dieu ? », il répond : « Comme je sais que la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits ». Avec la même nécessité rationnelle. Il y a une cohérence interne de l’idée …
Lire la suite >Ethique : L’absoluité de Dieu
On commence à deviner les raisons pour lesquelles l’Ethique doit partir de Dieu, d’une élucidation de l’idée. Dans la 2° partie du Court Traité, Spinoza expose l’idée selon laquelle l’amour naît toujours d’une connaissance. Mais il faut distinguer celui qui procède d’une connaissance inadéquate (l’amour passionnel, affection dont nous ne …
Lire la suite >Ethique : L’immanence
Dans la lettre 76 à Burgh, Spinoza écrit : « Je ne prétends pas avoir rencontré la meilleure philosophie, mais je sais que je connais la vraie philosophie ». Le meilleur implique une subjectivité qui commence par errer avant de trouver ce qui lui paraît le meilleur, tandis que le …
Lire la suite >Ethique : La connaissance comme mode de vie
La première partie de l’Ethique est un discours théologique comportant les éléments d’une ontologie, les concepts d’un rapport entre l’Etre et Dieu. Tous les êtres ne sont qu’une expression de cette unique substance – y compris tous les êtres corruptibles. Mais est-ce vraiment une théologie ? Certains contemporains de Spinoza …
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